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Dans une série de couloirs et de pièces entièrement bâchées, un homme va être le témoin des pires tortures et mises à mort d’innocentes victimes par des bourreaux masqués.
Cauchemar ou antichambre de l’enfer?
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A Fucking Cruel Nightmare a tout du film qui titille la curiosité : petite production allemande, scénario minimaliste (pour ne pas dire inexistant), absence de dialogue, et surtout qui promet de faire le plein de sang et de tripailles avec son concept pouvant se résumer à de la torture non stop.
Dire que tout amateur de gore devrait y trouver son compte est un euphémisme.

Il ne faudra pas plus de 2 minutes à Sebastian Zeglarski pour nous présenter le premier meurtre pour ensuite ne plus nous laisser de répit jusqu’au générique de fin, un véritable déferlement de plusieurs dizaines de mises à mort à l’écran.
Nous suivons donc cet homme, dont nous ne savons rien, arpenter un couloir avec différentes pièces, avec dans chacune d’elles un psychopathe et sa victime qui se verra torturée, mutilée et tuée. Passée la première demi-heure de métrage les rôles s’inverseront et les mêmes victimes, revenant d’outre-tombe, se vengeront de leurs bourreaux de manière tout aussi cruelle et impitoyable. Décapitation, implant à coups de marteau, mutilation à la mandoline, castration, éviscération, amputation au hachoir, utilisation sanglante d’une perceuse ou d’une tronçonneuse, voila une liste non exhaustive des horreurs que nous réserve A Fucking Cruel Nightmare. L’équipe a clairement fait preuve de pas mal d’inventivité pour rendre les scènes de meurtres diversifiées.

Film amateur, indépendant, et fauché, ce métrage est clairement taillé pour l’amateur de gore qui saura faire fi de son vide scénaristique et se ravir des hectolitres de sang à l’écran. Sebastian Zeglarski se place comme un digne hériter de Olaf Ittenbach, réalisateur d’oeuvres comme Premutos, The Burning Moon ou Black Past. Tout comme lui et avec les moyens du bord il ne fait pas dans la demi-mesure, tout comme lui il sait soigner son ambiance malgré l’indigence de son budget.

Malheureusement si le réalisateur va au bout de son concept, le déroulé du film est répétitif à l’extrème : couloir, pièce et meurtre, couloir, pièce et meurtre et bis repetita. A Fucking Cruel Nightmare se résume intégralement à ça et si le début du film peut paraitre intrigant, il montre très vite ses limites.
L’aspect répétitif est encore plus accentué par la bande originale se résumant à 2 pistes musicales : la musique des couloirs et la musique des meurtres, montées en boucle tout le long du film. 

Et pourtant malgré ses défauts le film parvient à être intéressant, voir même “fun”. Oui ce métrage peut se résumer à une véritable boucherie, toutefois cette surenchère, alliée à l’amateurisme et au manque de crédibilité de certains effets font que l’ensemble n’est pas à prendre très au sérieux. Le film se veut glauque, mais du glauque décontracté, du glauque qui ne se prend pas au sérieux. En le regardant avec un second degré bienvenu il y’a même matière à le trouver drôle et distrayant.

– Anthony Rct –

A Fucking Cruel Nightmare
2010 – Allemagne – 82mn
Réalisation: Sebastian Zeglarski
Genre(s): Horreur, Gore/Extrême
Acteur(s): Raul Maximilian, Christian Nowak, Sebastian Zeglarski

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