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En plein rendez-vous romantique, Steve et Anne sont témoins de la chute d’une météorite et décident d’aller voir de plus près la zone du crash. Un vieil homme qui habitait non loin de là et intrigué par le bruit, arrive avant eux et touche la météorite à l’aide d’un bâton. Quand celle-ci finit par s’ouvrir elle libère une masse visqueuse qui attaquera l’homme en s’accrochant à sa main. Quand Steve et Anne découvrent la pauvre victime ils l’emmènent voir un médecin. Ils comprennent très vite que cette masse non identifiée n’a qu’un but : tout dévorer sur son passage et chaque nouvelle victime ne fait que la faire grossir encore et encore.
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Danger Planétaire, The Blob de son vrai nom, est un film culte pour beaucoup, un film que tout amateur de cinéma d’horreur ou de science-fiction connait au moins de nom. Un film qui en inspirera nombre d’autres et marquera durablement la culture populaire. Preuve en est le nombre d’hommage qui lui sont rendus aussi bien dans la littérature (Le Mangeur d’hommes de R.L. Stine, un des livres de sa collection Chair de poule) qu’à la télévision (Les Simpson ou Futurama par exemple).

Rien ne destinait ce petit film à connaitre une telle carrière, d’ailleurs ni son réalisateur, Irvin S. Yeaworth Jr, ni l’acteur principal, Steve McQueen, n’y croyaient vraiment. Et pourtant avec un budget dérisoire (difficile d’avoir le montant réel mais il se situe entre 100 000 et 250 000 dollars) le film rapportera 4 millions de dollars 3 mois après sa sortie : un vrai succès pour l’époque.

Bien sûr qui dit succès dit suites & autres remakes. En 1972, Larry Hagman (le J.R. Ewing de Dallas) réalisera une suite au film de Yeaworth : Attention au Blob ! mélangeant horreur et comédie pour un résultat assez navrant. En beaucoup plus intéressant il y a le remake, sommairement appelé Le Blob, que Chuck Russell (réalisateur de Freddy 3 : Les Griffes du Cauchemar, ou The Mask) réalisera en 1988, généreusement gore et efficace.

Mais qui dit succès dit aussi “films s’inspirant librement” -voir plagiant tout bonnement-, pour eux aussi en tirer quelques bénéfices. Ainsi les italiens n’attendront pas longtemps avant de sortir leur version du Blob. Dès  1959, Riccardo Freda (aidé de Mario Bava) réalisera Caltiki, le monstre immortel. On peut également citer le film The Stuff de Larry Cohen en 1985, relecture de The Blob dans un film d’horreur délicieusement satyrique, ou encore L’Attaque de la Moussaka géante, film grec de 1999 réalisé par Pános H. Koútras et considéré comme un remake non officiel.

Ce Blob mérite-t’il cette aura de culte ? Difficile de répondre de manière définitive, il faut évidement se replacer dans le contexte de l’époque pour réussir à comprendre son succès. Pour le spectateur qui découvrirait ce film aujourd’hui le risque d’être déçu est assez grand. Il est clair que Danger Planétaire accuse son âge et que le manque de budget se fait ressentir à l’écran.

Mélange de science-fiction et d’horreur, The Blob est surtout un film extrêmement gentillet qui aborde des thèmes -l’incompréhension des adultes envers les adolescents, loubards et courses de voiture, le défi de l’autorité- qu’il passe en mode “Bisounours” : Steve McQueen est un gentil garçon sérieux, les loubards sont toujours serviables et bien propres sur eux, les policiers sont finalement plutôt bienveillants envers les jeunes, les parents ne comprennent pas toujours leur progéniture mais ne sont pas démissionnaires pour autant. Il émane de cette oeuvre un coté naïf, presque mièvre mais surtout totalement inoffensif.

The Blob c’est de l’horreur bon enfant et tout public, un choix pleinement assumé d’ailleurs : le générique de début nous posant les bases avec sa chanson joyeuse et ses paroles amusantes qui semble nous dire de ne pas prendre le spectacle qui va suivre trop au sérieux.

Pour autant Danger Planétaire n’est pas un mauvais film. Il est rythmé et intéressant : on passe devant lui 82 minutes agréables, et même si le Blob n’est finalement que peu présent à l’écran et la violence totalement absente, il constitue un spectacle réjouissant. La réalisation de Irvin S. Yeaworth est efficace, et les différents effets spéciaux quant à eux, à base de bricole et de matte painting, apportent à l’ensemble un charme un peu désuet.
Enfin, la présence de Steve McQueen, alors jeune premier, est évidemment un plus indéniable à cette production. Danger Planétaire était en effet son premier rôle principal, rôle qui le fera remarqué et lui permettra d’enchainer sur d’autres projets pour devenir la légende du cinéma américain qu’on connaît.

En définitive, Danger Planétaire est indéniablement un classique du genre, et surtout un film extrêmement sympathique.

– Anthony Rct –

Danger Planétaire
Titre original: The Blob
Aka: Blob, terreur sans nom
1958 – USA – 82mn
Réalisation: Irvin S. Yeaworth Jr.
Genre(s): Horreur, Science-fiction
Acteur(s): Steve McQueen, Aneta Corsaut, Earl Rowe

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