Pour fêter la fin de l’année scolaire, un groupe d’amis décide d’aller faire la fête dans une usine désaffectée. Ils ignorent que l’endroit est fermé depuis plusieurs années suite au massacre de plusieurs personnes par une employée contaminée par un produit radioactif. Devenue un monstre sanguinaire, cette femme, du nom d’Alexa, hante toujours le lieu et fait payer au prix fort les individus ayant l’imprudence d’y pénétrer.

Une bande de jeunes fêtards, une usine à l’abandon et une tueuse sanguinaire avec des griffes en acier qui va se faire un plaisir de les massacrer : voilà une liste d’ingrédients parfaite pour concocter un bon petit film fun et gore.

On rentre d’ailleurs très vite dans le vif du sujet avec un couple venu faire “mumuse” dans l’usine, l’apparition d’Alexa et le premier meurtre : Brad Sykes nous plonge vite dans l’action et les premières minutes se montrent plutôt efficace. Malheureusement, nous avons ensuite droit à presque 30 minutes de scènes et de dialogues sans intérêt, autant dire que le rythme est en mode encéphalogramme plat. Le dernier tiers du film tente de corriger le problème avec quelques meurtres, un peu d’action et un petit twist, et il parvient à créer sa petite ambiance, bien trop tard hélas.

Tout le film fait également peine à voir sur un plan technique : la photographie est bâclée et l’ensemble a un arrière goût de film semi-amateur. Ok Brad Sykes, le réalisateur, n’avait qu’un budget de 5000 dollars pour son film, ce qui incite à l’indulgence, mais ne pardonne pas pour autant son absence d’ambition et surtout la fadeur du résultat. Là où le manque d’argent se fait le plus sentir, c’est lors de la découverte de l’usine désaffectée, qui s’avère en fait être une maison à l’abandon qui devait servir de squat pour les “toxicos” du coin avant d’accueillir le tournage de ce Death Factory. Et ce ne sont pas les quelques pancartes que l’équipe du film a pris soin d’accrocher aux murs ça et là qui réussissent à faire illusion.

Cheap et bien peu palpitant, Death Factory est-il au moins généreusement gore ? Pas vraiment. Oui le film est sanglant, mais jamais vraiment gore. En tout cas jamais autant que ce que l’on est en droit d’attendre d’une telle production. Le budget effets spéciaux a dû essentiellement servir à acheter des litres de faux sang, pour le reste… des yeux crevés, une éventration, mais le tout est bien trop sage finalement, et bien peu fun de surcroît.

Finalement la seule véritable réussite du film est son monstre Alexa. Avec son look biomécanique punk destroy, sa dentition rappelant Requin dans James bond, toutes ses apparitions sont également les scènes les plus marquantes de ce Death Factory. Etant donné que l’actrice Tiffany Shepis a l’air de s’éclater dans son rôle, il aurait semblé judicieux de nous offrir un peu plus de sa présence devant la caméra, au lieu de nous imposer des acteurs fades dans une histoire dont on se moque.
Pour le reste : trop mou, trop soft, Death Factory est l’archétype du film mal torché totalement dispensable.

Death Factory est disponible en DVD chez l’éditeur Uncut Movies.

– Anthony Rct –

Death Factory
Année: 2002 ¦ Pays: USA ¦ Durée: 86mn
Réalisateur: Brad Sykes
Genre: Horreur
Acteurs: Lisa Jay, Karla Zamudio, Allison Beal

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