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Pour fêter la fin de l’année scolaire, un groupe d’amis décide d’aller faire la fête dans une usine désaffectée. Ils ignorent que l’endroit est fermé depuis plusieurs années suite au massacre de plusieurs personnes par une employée contaminée par un produit radioactif. Cette femme, devenue un monstre sanguinaire, hante toujours le lieu et fait payer au prix fort les individus ayant l’imprudence d’y pénétrer.
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Une bande de jeunes fêtards, une usine à l’abandon et une tueuse sanguinaire avec des griffes en acier qui va se faire un plaisir de les massacrer : what else ? Voila une liste d’ingrédients parfaite pour concocter un bon petit film bien crétin, fun et gore.

Hélas, 86 minutes plus tard, le constat est amer.

En effet, tout le film est pour le moins raté sur un plan technique : la photographie est bâclée et l’ensemble a un arrière goût de film semi-amateur. Ok Brad Sykes, le réalisateur, n’avait qu’un budget de 5000 dollars pour son film, ce qui incite à l’indulgence, mais ne pardonne pas pour autant l’absence totale d’ambition.
Là où le manque d’argent se fait le plus sentir, c’est lors de la découverte de l’usine désaffectée, qui s’avère en fait être une maison à l’abandon qui devait servir de squat pour quelques “toxicos” du coin avant d’accueillir le tournage de ce Death Factory. Et ce ne sont pas les quelques pancartes que l’équipe du film a pris soin d’accrocher aux murs ça et là qui réussissent à faire illusion.

Les acteurs délivre une performance navrante, entre surjeu et non jeu. Pour la majorité d’entre eux, ce film était leur première ou seconde expérience devant la camera. Même si je pense qu’une partie de la responsabilité est à chercher du coté de Brad Sykes et de sa direction d’acteur, cela n’excuse pas tout. Ils sont de plus peu aidés par l’écriture et la caractérisation de leurs personnages qui les font au mieux passer pour des stéréotypes, voir des coquilles vides.
La plupart ont continué à tourner après ce film, principalement Lisa Jay (Rachel dans le film) qui a fait carrière dans les series tv, ou encore Jason Flowers (Troy).
A noter que le monstre sanguinaire, qui se nomme Alexa, est joué par Tiffany Shepis, une actrice ayant fait une carrière assez quantitative dans l’horreur et qui a d’ailleurs commencé avec la firme Troma (Tromeo et Juliet, The Toxic Avenger IV).
Nous avons aussi droit à une apparition de Ron Jeremy, nabab du porno dans les années 70 et 80, dans le rôle d’un clochard qui se fera zigouiller.

Les décors ce n’est pas ça, les acteurs ce n’est pas ça, le film est-il au moins généreusement gore ?
Pas vraiment. Oui le film est sanglant, mais jamais gore. En tout cas jamais autant que ce que l’on est en droit d’attendre d’une telle production. Le budget effets spéciaux a dû essentiellement servir à acheter des litres de faux sang, pour le reste… des yeux crevés, une éventration, mais le tout est bien trop sage finalement.

Reste le fun ?
On rentre très vite dans le vif du sujet avec un couple venu faire “mumuse” dans l’usine, l’apparition d’Alexa et le premier meurtre : Brad Sykes ne perd pas de temps et nous plonge vite dans l’action. Malheureusement, nous avons ensuite droit à presque 30 minutes de scènes sans intérêt, de dialogues sans intérêt et d’histoires sans intérêt.
Autant dire que le rythme est en mode encéphalogramme plat.
Le dernier tiers du film tente de corriger le problème avec quelques meurtres, un peu d’action et un petit twist, et il parvient à créer sa petite ambiance, bien trop tard hélas.

Force est de reconnaitre au film au moins une réussite : Alexa. Avec son look biomécanique punk destroy, sa dentition rappelant Requin dans James bond, toutes ses apparitions sont également les scènes les plus marquantes de ce Death Factory. Etant donné que Tiffany Shepis a l’air de s’éclater dans son rôle, que demander de plus ? Justement, peut-être plus de sa présence devant la caméra, au lieu de nous imposer des acteurs fades et une histoire dont on se moque.
Pour le reste : trop mou, trop soft, trop cheap, Death Factory est l’archétype du film mal torché qui se laisse regarder, surtout pour son dernier tiers, mais qui est totalement dispensable.

– Anthony Rct –

Death Factory
2002 – USA – 86mn
Réalisation: Brad Sykes
Genre(s): Horreur
Acteur(s): Lisa Jay, Karla Zamudio, Allison Beal

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