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La famille Winslow déménage vers une petite ville de Californie suite au recrutement de Matt, le père, par une entreprise locale mettant au point une nouvelle génération de combinaison spatiale. Très vite on lui parle de Steaming Springs, un country club qui ouvre les portes de la réussite sociale et financière. Devant l’insistance de ses collègues pour qu’il y adhère, Matt finit par devenir méfiant de ce lieu, et de sa propriétaire Jessica Jones. Quand le comportement de sa femme et de ses enfants changent radicalement suite à leurs adhésions, Matt comprend qu’il se trame quelque de dangereux derrière les portes de Steaming Springs.
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Téléfilm de science-fiction horrifique, Invitation en Enfer pourrait faire penser à une relecture du roman L’Invasion des Profanateurs de Jack Finney : les proches d’un homme dont les comportements changent radicalement comme si ils n’étaient plus eux mêmes. L’histoire se pare également d’un sous texte sur la société américaine fascinée par la réussite facile.

Nous retrouvons au casting des habitués des productions TV : Rober Ulrich, Joe Regalbuto, ou Susan Lucci qui joue la mystérieuse Jessica Jones. Mme Winslow prend les traits de Johanna Cassidy, une actrice ayant œuvré aussi bien à la télévision (la mini-série Les Tommyknockers, Six Feet Under) qu’au cinéma (Blade Runner, Roger Rabbit ou Ghosts of Mars). Pour les rôles des enfants nous retrouvons Soleil Moon Frye (Punky Brewster dans la série éponyme) et Barret Olivier (L’Histoire sans Fin, D.A.R.Y.L. ou Cocoon).
Des acteurs pour la plupart solides, au service d’un téléfilm malheureusement très décevant.

Premiere source de déception, et non des moindres : le choix abérrant de ne pas jouer sur le coté paranoïaque d’un tel scénario en ne laissant pas douter le spectateur de qui est humain et qui ne l’est pas. Malheureusement dans cet Invitation en Enfer il n’y a aucun suspense tant il est simple de voir de quel coté penchent les personnages que Matt rencontre.
La où d’autres auraient pris le temps de poser l’histoire avant d’incorporer du surnaturel, Wes Craven prend le parti pris de tout nous dévoiler de manière brutale dès l’introduction : la première scène du film, ridicule, ne laisse aucun doute sur la nature non-humaine de Jessica Jones.
Le reste du métrage sera malheureusement à l’avenant, comme cette scène inutile où Jessica passe devant la combinaison capable d’analyser les formes de vie et où on nous révèle qu’elle est une forme de vie non humaine et hostile. La scène est présentée comme un rebondissement, mais est hélas sans effet car tous les spectateurs le savaient déjà.
Le scénario ne va assez loin dans les thèmes qu’il aborde et cède souvent à la facilité (comme le fait que la combinaison que met au point Matt est, comme par hasard, l’équipement dont il a besoin pour s’aventurer plus profond dans les entrailles de Steaming Springs).

Autre source de déception : la réalisation de Craven. Je ne fais pas parti des fans inconditionnels du bonhomme, ayant toujours trouvé qu’il était plus un honnête artisan qu’un grand réalisateur. Dans ce téléfilm sa réalisation est peu inspirée, et poussive. Peut être s’est il retrouvé bridé par le cahier des charges imposé par la chaîne, mais l’ensemble ne se montre ni efficace, ni original.
Ajoutons à cela que cet Invitation en Enfer extrêmement mal vieilli, peu aidé par des costumes datés, et une photographie bien terne.

Toutes ces lacunes seraient supportables si le scénario parvenait à nous tenir en haleine, ou, à défaut si quelques fulgurances de violence ou de gore arrivaient au moins à maintenir notre attention. Hélas, le scénario n’est en rien passionnant, et, produit TV oblige, le film est calibré pour draguer le public le plus large, donc totalement inoffensif.
Sans véritable intérêt, les plus curieux regarderont peut-être cet Invitation en Enfer pour son géniteur, du coin de l’œil tout en faisant autre chose.

– Anthony Rct –

Invitation en enfer
Titre original: Invitation to hell
1984 – USA – 91mn
Réalisation: Wes Craven
Genre(s): Horreur, Science-fiction
Acteur(s): Rober Ulrich, Joe regalbuto, Susan Lucci

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