• L’équipe
  • Liens
  • Contact

En route pour passer des vacances à Majorque, 3 amis, Simon, Nina et Dodo, sont forcés de faire escale dans la ville de Francfort. Ayant plusieurs heures devant eux ils en profitent pour faire un peu de tourisme, et finissent par se perde. Fatigués, ils décident d’entrer dans un bar un peu glauque pour étancher leur soif et se reposer. Malheureusement le lieu est géré par des psychopathes qui se plaisent à torturer et tuer les gens ayant l’imprudence d’y pénétrer.
__
En 2006 le journaliste David Edelstein écrivit un article sur le succès de Hostel et de nombre de films qu’il jugeait tout aussi violents, inventant au passage le terme de torture porn pour les qualifier. Malgré son aspect péjoratif, cette appellation est restée
 au point d’être encore utilisée de nos jours pour nommer ce qui est devenu depuis un sous-genre du cinéma d’horreur.
Précédé d’une réputation sulfureuse, le torture porn a, au fil des ans et des films, provoqué nombre de scandales à cause de son aspect profondément outrancier en matière de violences, de tortures, de mutilations et de meurtres sadiques. Et s’il est aujourd’hui quelque peu tombé en désuétude, les années 2000, elles, furent celles de ce genre, grâce à Hostel, donc, ou Saw et ses nombreuses suites, ainsi que plein d’autres métrages repoussant toujours plus loin les limites.

La Petite Mort, sortie en 2009, est l’un d’entre eux. Film indépendant, tourné avec un budget minimal, et loin de tout marketing agressif dont ont bénéficié certains de ses homologues, ce métrage s’est taillé malgré tout une petite réputation dans le milieu des amateurs d’oeuvres underground.
Marcel Walz, son réalisateur, s’était deja fait la main sur quelques films -passés pour la plupart inaperçus- avant de s’atteler à La Petite Mort, un projet plus ambitieux que ses précédentes oeuvres pour lequel il collabora avec des artistes bien connus des aficionados du cinema extrême.

En premier, et non des moindres, le réalisateur et spécialiste des effets spéciaux Olaf Ittenbach, le pape du  gore allemand (Premutos, The Burning Moon, Black Past…), qui signe justement ici les très réussis maquillages et effets.

Ensuite nous retrouvons au casting Manoush et Andreas Pape, des habitués de ce genre de production qui ont tous 2 oeuvré avec des réalisateurs comme Timo Rose, Marian Dora, Andreas Bethmann, Andrey Iskanov ou Marc Rohnstock. Pape en plus d’être acteur officie aussi comme directeur de la photo sur La Petite Mort.

Également scénariste de son film, Marcel Walz ne fait pas dans le complexe avec cette histoire de touristes aux mains de psychopathes, un scénario soit disant basé sur un fait divers qui aurait eu lieu en Allemagne vers le milieu des années 90. Une histoire prétexte, assez symptomatique du torture porn, qui n’a pour vocation première que d’amener des victimes entre les mains de bourreaux afin de nous offrir un étalage de tripailles et de sang.

Et il faut reconnaître que La Petite Mort tient plutôt bien ses promesses, grâce notamment au formidable travail de Olaf Ittenbach qui assure le show avec ses très bons effets spéciaux. Acupuncture sauvage, énucléation, castration, main passée au hachoir à viande, La Petite Mort contient son lot d’atrocités. Pour autant, malgré cette surenchère, le film se montre finalement plus gore que véritablement extrême. Les scènes sont graphiques, frontales, mais il manque ce petit plus pour que le spectateur soit vraiment impliqué, ressente la douleur des protagonistes.

La faute en revient à l’écriture des personnages bien trop lacunaire : ils ne sont que de la chair à canon, trop lisses, trop unidimensionnels, dépourvus d’un vrai bagage émotionnel. Il en va de même pour leurs tortionnaires, pas suffisamment caractérisés, manquant un peu de “sel”. En résulte un film dont l’intérêt essentiel se résume justement à ses scènes gores.

Avec son intrigue simpliste, ses personnages trop artificiels, La Petite Mort peine à vraiment passionner. Certes le travail de Ittenbach est encore une fois à saluer, de même que celui d’Andreas Pape sur la photo. Techniquement Marcel Walz fait du bon travail également, certains plans sont ambitieux, les cadres plutôt précis et bien trouvés, et, malgré le bien faible budget, le rendu général est très professionnel. Malheureusement à trop miser sur ses scènes chocs La Petite Mort laisse trop souvent un sentiment de remplissage entre chacune d’elles, conduisant à un problème de rythme malgré ses 74 courtes minutes.
Un “spectacle” loin d’être indispensable donc, pas non plus désagréable, qui se laisse voir, mais dont la réputation flatteuse semble un peu usurpée.

– Anthony Rct –

La Petite Mort
Aka: La Petite Mort: Die Nasty
2009 – Allemagne – 74mn
Réalisation: Marcel Walz
Genre(s): Horreur, Gore/Extrême, Torture porn
Acteur(s): Manoush, Andreas Pape, Inés Zahmoul

tristique adipiscing pulvinar porta. diam neque. ipsum ut libero commodo