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Patrick Lang : On vous connait encore très peu, pouvez-vous vous présenter au public français ?

Stefan Peschmann : Bonjour. Mon nom est Stefan Peschmann, j’ai 39 ans et je gère Dark Corridor Entertainment. Je viens de l’ouest de l’Allemagne, plus précisément d’un petit village à côté de Meissen, près de Dresde et je suis un grand cinéphile. Je suis connu dans l’underground sous le pseudonyme de « Mr Zito », que j’utilise pour signer mes films. Il y a une question qu’on me pose souvent et oui, c’est bien une référence au classique génial de William Lustig : Maniac
Je gère aussi DCE-Media avec mon frère, un site web de vente sur lequel nous sortons également tous les films produits avec Dark Corridor Entertainment.

Patrick Lang : Quelques mots au sujet de Terror in a damaged brain et Lock the doors, vos oeuvres précédentes ?

Stefan Peschmann : Au début, Terror in a damaged brain devait être un giallo qui se passe en forêt. J’avais fini les 13 premières minutes et je les ai revues récemment pour le souvenir. J’ai réalisé pendant le tournage à quel point les gens pouvaient créer des problèmes, surtout quand il nous faut 9 personnes en même temps, au même endroit. Voilà pourquoi j’ai abandonné l’idée de départ pour arriver au résultat que l’on peut voir aujourd’hui.
J’ai toujours le scénario original mais j’ai envie de le modifier encore (j’ai acquis beaucoup de maturité en 6 ans) et j’espère réaliser le film tel que je l’avais imaginé au départ. Il devrait s’appeler Dead4Life.
C’est incroyable, c’est une information exclusive à propos de Terror in a damaged brain dont je n’ai encore jamais parlé !
Pour Lock the doors, le tournage s’est déroulé à peu près correctement et dans les temps impartis. J’ai pu réaliser tous ce que j’avais imaginé.
Après mes soucis sur Terror in a damaged brain c’était une belle expérience beaucoup plus positive. C’est pourquoi Lock the doors fonctionne un peu mieux, et est plus équilibré. Mais c’est aussi avec les mauvaises expériences que l’on apprend !

Patrick Lang : Comment est née l’idée pour Phonomanie ?

Stefan Peschmann : L’inspiration pour Phonomanie m’est effectivement venue par mon vécu personnel. Amour et déception sont 2 faces d’une même pièce, et se terminent souvent par de la haine ou de la colère.
Bien sûr j’ai exagéré ces ressentis pour les besoins du film. Mais qui ne connait pas ce sentiment d’un amour trahi, de plus si c’est découvert de façon dramatique ?
C’est à partir de ces réflexions que l’histoire de Phonomanie est née. Quelque chose de réel, de compréhensible, qui pourrait arriver de cette façon ou de façon similaire à n’importe qui.
J’aime écrire des histoires auxquelles on peut s’identifier.

Patrick Lang : Parlez-nous du tournage, sa préparation, le casting, le tournage, la post-production…

Stefan Peschmann : J’ai rassemblé des idées pour le scénario pendant 6 mois, l’écriture m’a ensuite pris 3 semaines. Je visais une histoire réaliste à laquelle les gens puissent s’identifier. Bien sûr, j’ai assimilé ces situations aux genres du slasher et de l’horreur.
Il m’était très important d’avoir une distribution fournie, et de beaucoup changer de décor pour ajouter une touche de variété. L’idée de rajouter des flashbacks m’est venue pour approfondir encore le sujet.
De plus, j’ai beaucoup appris pendant le tournage de Terror in a damaged brain, alors même si j’ai environ 30 personnages et une petite équipe de tournage, je voulais réduire la participation de chaque intervenant.
J’ai écrit les rôles les plus importants sur mesure, ça rend le jeu de chaque comédien bien plus simple.
Je vous laisserai seul juge des résultats (rires).
La majorité des seconds rôles fut plus facile à distribuer, car les personnages n’allaient pas ajouter plus de poids au sujet. J’ai tourné exactement 48 jours étalés sur plus de 2 ans. La plupart des jours de tournage, en particulier pour les meurtres, duraient parfois jusqu’à 18 heures, voire plus.
Tout le monde a dû faire de gros efforts. Quand nous ne tournions pas, nous étions occupés à fignoler les effets spéciaux.
Les effets gore ont demandé énormément de travail.
Après avoir réglé ceux-ci, j’ai passé mon temps libre à la post-production pour ne pas retarder inutilement la sortie. Cela n’a pas empêché de prolonger la post-production encore de 8 mois après le clap de fin.

Malgré tout la post-production se passe toujours bien chez moi, car j’ai déjà tout planifié dans ma tête à la fin de l’écriture du scénario. En fait, j’ai déjà tourné le film dans mon esprit, je n’ai plus qu’à matérialiser tout ça (rires). On peut dire que les 3 dernières années ont été les plus stressantes de ma vie, mais je trouve que les efforts ont portés leurs fruits.
Pour le tournage en soi il y a eu des hauts et des bas. Certaines personnes prennent rapidement “le melon”, pensent être de grandes stars du cinéma et se comportent en diva. J’ai failli tout abandonner par 2 fois. C’était souvent très énervant. Heureusement j’ai tenu bon, et j’en suis fier. Mais il est clair que je ne retravaillerai plus avec certains. Il faut dire que quand je vois le résultat aujourd’hui, j’oublie tout de suite le cirque qu’il y a eu pendant le tournage.

Patrick Lang : Quelles sont vos influences, pour ce film et de manière générale ?

Stefan Peschmann : Ma plus grande influence pour Phonomanie est clairement l’excellente série de thrillers de Wes Craven, Scream. Je leur fais énormément de clins d’oeils et d’hommages. On peut par exemple évoquer un numéro de SMS dans le générique de fin…
Je cite encore d’autres classiques, j’ai même carrément copié des plans que les fans de films d’horreur reconnaitrons instantanément. On peut nommer par exemple Les griffes de la nuit, Massacre à la tronçonneuse, Massacre au camp d’été, Scarface, La Maison de cire, Severance et bien plus.
Phonomanie est un film d’horreur fait par un fan d’horreur, pour les fans d’horreur.
Dans un sens plus général, je dirais que ma plus grande influence est Dario Argento. Ça ne m’empêche pas de vouloir créer mon propre style bien sûr !

Patrick Lang : En parlant d’influences, quels sont vos 5 films préférés ?

Stefan Peschmann : Scream 1-4 (je les aime tous), The outlaw brothersLa nuit des sangsuesLe massacre des morts-vivants et La queue du scorpion.

Patrick Lang : Phonomanie a été programmé dans plusieurs festivals, et le DVD est déjà commercialisé. Comment réagissent les spectateurs, quelles sont les retombées ?

Stefan Peschmann : Effectivement, le film a déjà été projeté dans quelques festivals, et depuis que le DVD est disponible j’ai déjà pu obtenir pas mal de retours. C’est incroyable que personne n’ait pu me donner de gros points négatifs dans le film. Au contraire même, on me félicite toujours du résultat. Que ce soit pour l’histoire, la photographie, les comédiens, la musique ou les effets spéciaux…
Bien sûr cela me rend extrêmement heureux ! 

Patrick Lang : Quels sont vos projets futurs ?

Stefan Peschmann : Oui j’ai bien sûr déjà un projet en tête, et seulement pour mes amis français, je vais vous dévoiler le titre en exclusivité. Le film s’appellera 5h38 – Sexting. Un psycho-thriller nihiliste, avec un serial killer qui tue pour ainsi dire sur ordre de Dieu. Vous pouvez vous attendre à du lourd. De plus, le tueur tuera à l’aide d’une arme incroyable, inédite dans le paysage du film d’horreur…

Patrick Lang : Un mot pour conclure ?

Stefan Peschmann : Tout d’abord merci beaucoup pour l’intérêt que vous portez à mon travail et à Dark Corridor Entertainment.
J’espère que Phonomanie aura autant de succès en France que chez nous en Allemagne (le DVD comporte des sous-titres français), cela me rendrait très heureux.
Je salue la France et vous souhaite bien du plaisir avec Phonomanie, si j’ai réussi à éveiller votre curiosité…

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Interview réalisé et traduite par Patrick Lang, merci à lui ainsi qu’à Stefan Peschmann d’avoir accepté de nous consacrer de son temps.
Vous pouvez retrouver Stefan Peschmann sur son Facebook et ses films (et bien d’autres) sur les sites Dark Corridor Entertainment et DCE-Media.

Review(s) des films de Stefan Peschmann disponible(s) sur le site :

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