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Beaucoup de cinéphiles nourrissent le rêve de passer de spectateur à réalisateur, certains (la plupart, en fait) en font leur deuil, d’autres font des critiques de films pour partager leur passion…d’autres encore, les plus motivés, passent derrière la caméra. C’est le cas du bonhomme à l’origine du court métrage qui nous intéresse aujourd’hui.
Guy Pearce (rien a voir avec l’acteur) s’est fait connaitre en faisant des critiques de films gores et underground sur sa chaine Youtube Sculpting Fragments, ou sur son blog Sick Twisted Fuck.

C’est en 2013 qu’il se décide à passer du rêve à la réalité, il s’improvise donc scénariste, réalisateur, acteur et monteur, pour nous sortir le court métrage qui nous intéresse aujourd’hui.  

The Rope Maiden commence sur une fille quittant un bar de nuit, nous la suivons. Baguarre. Cut.
Nous découvrons ensuite Guy (joué par le réalisateur, donc) dans un sous sol délabré, avec derrière lui un sac à cadavre. Nous comprenons vite que la fille est dans le sac, et qu’il l’a donc kidnappée. Face caméra il se présente, nous expliquant le but de la video: faire des tutoriels sur les différentes manières de tuer un être humain. Après avoir calmé sa victime à coups de tuyaux, et l’avoir détendue avec un tranquillisant, il la ligote, nous expliquant au passage quel type de corde utiliser, comment la taille et le poids de la personne rentre en ligne de compte, etc. Une fois la fille saucissonnée, tout est prêt pour la suite de la leçon: revêtant un habit de chirurgien, armé d’un couteau, les choses sérieuses peuvent commencer.

Filmé avec une qualité video volontairement mauvaise, faisant penser à une vielle VHS. The Rope Maiden prend les allures d’un snuff movie, avec quelques moments gores du plus bel effet, et plusieurs touches d’humour…noir.
Voir le détachement avec lequel Guy nous explique les meilleures méthodes et équipements pour tuer, la facétie du personnage alors que sa victime est attachée juste derriere lui, pourraient créer un malaise -et parfois il y parvient- mais le plus souvent le rire l’emporte. Le court est, d’ailleurs, entrecoupé de fausses pubs où un homme, sourire rivé aux lèvres, fouette une fille avec une corde, ou la ligote. Ces fausses réclames commerciales, totalement décalées, participent au coté comédie noir, mais sont entièrement en japonais donc difficile à saisir (pour info, Guy parle anglais mais tous ses passages sont sous-titrés, également, en japonais).

Le Japon est une source d’inspiration pour le réalisateur, et particulièrement son cinéma gore et extrême. A la vision de The Rope Maiden, on pense évidement à Guinea Pig: Flower of Flesh and Blood de Hideshi Hino ou à Tumbling Doll of Flesh de Tamakichi Anaru. Nul doute que Guy Pearce a aimé ces deux films mais il parvient à éviter l’écueil de l’hommage appuyé en trouvant son propre ton et en suivant sa propre voie.

Trouvant un juste équilibre entre le gore et la comédie, The Rope Maiden nous réserve, pour autant, quelques scènes sanglantes. Système D oblige : c’est Pearce qui a réalisé tous les effets spéciaux. La plupart sont réussis, aidés par la faible définition de la vidéo, mais le tout reste bien sage comparé aux folies japonaises dont il s’inspire.

En définitive, nous avons là un chouette petit court métrage, fun et glauque, qui va au bout de son concept, et qui se tient sur toute sa courte durée.

– Anthony Rct –

The rope maiden
2013 – Royaume-Uni – 16mn
Réalisation: Guy Pearce
Genre(s): Horreur, Gore/Extrême, Snuff, Comédie, Court & Moyen Métrage
Acteur(s): Guy Pearce, Tomo Ishii, Katsuhiro Chigira

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