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Une silhouette encapuchonnée marche à travers champs par une belle journée ensoleillée où un léger vent se fait sentir. Tout est calme, il n’y a pas âme qui vive. La silhouette se dirige vers une maison, elle se faufile dans le jardin à la végétation luxuriante et arrive devant la massive porte d’entrée de la demeure qui semble abandonnée. Une fois à l’intérieur nous découvrons avec effroi, dans une chambre, un cadavre allongé sur un lit. La décomposition ayant fait son office, il ne reste guère qu’un squelette suintant quelques sécrétions putrides qui servent de festin aux vers. Toujours camouflé, l’inconnu va commencer à toucher le cadavre de ses mains gantées où s’accrocheront divers fluides écoeurants. Les manipulations vont très vite devenir sexuelles, des préliminaires morbides précédant le viol écoeurant qui se déroulera sous nos yeux. Une fois l’outrage commis, notre inconnu repartira comme il était arrivé. Il empruntera un sentier, marchant en direction de la caméra et une fois à sa hauteur nous laissera enfin voir son visage…

C’est là que l’on comprend, même si des détails nous le laisser augurer, le drame qui s’est joué devant nous. La monstruosité dont nous avons été témoin est insidieuse, elle n’est que la partie émerger de l’iceberg. Oui Walging se plait à nous montrer sans fard ce viol nécrophile, mais cet acte répugnant ne fait que dénoncer un autre acte tout aussi abjecte, sinon plus. Dans cette spirale de la douleur le bourreau d’aujourd’hui résulte de la victime d’hier. Le mal devient consécutif, comme un héritage maudit où la souffrance trouve toujours son chemin.

Et si je choisis de ne pas vous révéler l’autre thème qu’aborde le réalisateur en faisant un parallèle osé mais finalement très juste avec la nécrophilie, c’est pour vous laisser intact le choc que vous ressentirez en le voyant.

Walging est le 4ème court métrage du réalisateur belge Wesley Remory, qu’il à également écrit et pour lequel il s’est occupé des effets spéciaux. En seulement 10 minutes, sans que le moindre dialogue ne soit prononcé, il parvient à nous raconter toute l’histoire. Il nous plonge dans la noirceur d’une âme dont les séquelles d’un passé douloureux engendre un présent destructeur. Une âme rongée qui ne trouvera point de salut ou de libération.

Sacré tour de force de la part de Remory d’arriver à en dire autant en si peu de temps, d’aborder des thèmes aussi sensibles de manière aussi frontale.
Réussi sur le fond, Walging l’est aussi sur la forme. Remory parvient à instaurer une ambiance pesante et sinistre. L’intérieur de cette maison, où le temps semble s’être arrêté, contraste avec le paysage bucolique et lumineux environnant, comme si le réalisateur semblait nous dire que l’horreur se tapit aussi au coeur des paysages les plus enchanteurs.

Le court se terminera sur un texte en lettres blanches sur fond noir, un message direct, sans appel, comme pour définitivement mettre les points sur les i.
Un message que certains devraient très sérieusement méditer…

– Anthony Rct –

Walging
2018 – Belgique – 10mn
Réalisation: Wesley Remory
Genre(s): Horreur, Court & Moyen Métrage, Nécrophilie, Gore/Extrême, Déviant/Trash
Acteur(s): Vanessa Mareels

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